samedi, 27 décembre 2008
Saines lectures
Saines lectures
Profitons de l’hiver pour lire et nous documenter sainement… Quelques sorties récentes :

Second volet d’un ensemble consacré à la perception des forces de la nature au Moyen Âge, ce travail de synthèse repose sur un large éventail de sources législatives, administratives, comptables et religieuses. Il accorde une attention particulière aux ressources de l'ethnologie, emprunte des exemples et des idées à la littérature, s'intéresse aux recherches archéologiques, trouve des expressions dans les « ymaiges » picturales et sculptées. La flamme est tout : l'utile, la douceur de vivre, la perfection artistique, le mystère, mais aussi source de malheur ou instrument de torture.
2008

L'étranger en Bretagne au Moyen Âge
Présence, attitudes, perceptions
Poser le problème de l'autre, c'est s'interroger sur les questions d'identité nationale : en quoi l'étranger participe-t-il au développement de l'État princier aux XIVe et XVe siècles ? En quoi contribue-t-il à définir une identité bretonne ? Basé sur un impressionnant travail sur les archives, l'ouvrage expose la diversité des situations, en termes sociologiques. L'analyse de textes narratifs sur l'étranger révèle aussi la figure de son opposé : l'indigène en quête d'une identité.
2008

Le prince, l'argent, les hommes au Moyen Âge
Mélanges offerts à Jean Kerhervé
2008
Jean-Christophe Cassard, Yves Coativy, Alain Gallicé et Dominique Le Page (dir.)

Bretons et Normands au Moyen Âge
Rivalités, malentendus, convergences
Par tradition, on continue de publier des histoires particulières de la Normandie et de la Bretagne. Pourtant seule une étude globale du vaste ensemble s'étendant de la Loire à la Somme est susceptible de rendre compte des évolutions communes ou des réalités divergentes de ces deux régions. Bretons et Normands, souvent ennemis, étaient pourtant insérés dans des alliances matrimoniales, diplomatiques voire vassaliques et des réseaux de prière. Les hommes de ce temps se savaient appartenir à un espace plus vaste.
2008
Joëlle Quaghebeur et Bernard Merdrignac (dir.)

La monnaie des ducs de Bretagne
De l'an mil à 1499
La monnaie reflète l'évolution du duché de Bretagne. La diffusion des pièces montre la monétarisation croissante de la société et l'intégration de la Bretagne dans l'économie de l'Occident. Après la guerre de Succession (1341-1364), la dynastie des Montforts fait de cet outil économique un élément primordial de sa politique qui permet aux ducs d'affirmer leur indépendance.
2006

Ce livre tente, sur une longue période, du Ve au XVe siècle, de retrouver la trace d'êtres sans archives et souvent sans visage: les pauvres.
Ce sont d'abord les «pauvres du Christ», affligés et malades, incapables d'assurer leur propre subsistance. On trouve ensuite ceux qui relèvent de la «pauvreté laborieuse». Liée à l'insuffisance du revenu agricole, du salaire ou à la privation involontaire de travail, celle-ci mettra longtemps avant d'être reconnue. Ce sont les «vrais pauvres» qu'on distingue soigneusement des «gueux» - terme qui recouvre tous les «parasites», marginaux, vagabonds et réfractaires au travail... Cependant, dans le contexte général de précarité qui caractérise l'économie jusqu'au XIe siècle, les contours de la pauvreté restent flous et ses catégories multiples et fluctuantes.
Comment assister le pauvre tout en préservant sa dignité? Comment éviter que la charité ne se transforme en «police» des pauvres si contraire au généreux appel proclamé par les Béatitudes et entendu de saint François d'Assise?
Michel Môllat nous montre que le sort du pauvre ne dépend pas seulement des circonstances économiques, sociales, techniques ou politiques, mais qu'il s'enchevêtre étroitement avec les attitudes mentales des pauvres eux-mêmes et de la société. C'est sur ce regard des pauvres face à leur propre souffrance que Michel Mollat s'est penché. Cette entreprise rend ce livre particulièrement attachant car les pauvres ont souvent été muets et ont généralement laissé à des témoins, plus ou moins fidèles, le soin d'exprimer leur résignation, leurs plaintes et leurs colères.
Michel Mollat

Quelle conception de la mort avaient les hommes du Moyen Age ? Comment s’y préparait-on ? Quels rites et dévotions l’accompagnaient ? Quels métiers lui étaient associés ? Comment le cimetière s’inscrivait-il dans la vie sociale ? Comment envisageait-on la vie dans l’au-delà ? Pour répondre à ces questions, Danièle Alexandre-Bidon s’intéresse aux sépultures, examine les testaments et inventaires après décès, analyse les textes littéraires, donne la parole aux prêtres, aux notaires, aux pleureuses, aux tailleurs de tombes, fabricants de cercueils..., et propose ainsi un véritable face-à-face avec les morts. Elle montre que le Moyen Age est sans doute l’une des périodes de l’histoire où les vivants ont le plus vécu en symbiose avec leurs morts.
Danièle Alexandre-Bidon

On a longtemps considéré, après Philippe Ariès, que l'enfance était une invention récente, datant au plus du XVIIIe siècle. Les auteurs de ce livre font voler cette thèse en éclats, retrouvant de très nombreux témoignages d'une perception et d'une sensibilité à l'enfance dès le Moyen Age. Ils décrivent l'enfance noble, mais aussi celle des petits paysans, l'enfance heureuse, mais aussi l'enfance violentée ou abandonnée. La famille médiévale apparaît sous un jour nouveau : le rôle majeur du père, longtemps sous-estimé au profit de celui de la mère, et la force du lien frère-sœur retrouvent leur juste place. Enfin, ce livre donne de nombreux détails sur l'éducation familiale, monastique et scolaire.
Danièle Alexandre-Bidon, Didier Lett

Florent Véniel, spécialiste de l'étude des comportements des hommes et des femmes au moyen âge nous livre ici un ouvrage instructif et divertissant sur une des plus grandes préoccupations de l'humanité : la sexualité.
Debout, assis ou couché ? Peut-on simuler une virginité ? A-t-on le droit au plaisir ?
L'histoire du quotidien de ces vies passés, l'histoire de ces hommes et de ces femmes, de leur sexualité, mais aussi de la séduction, des plaisirs et des tabous. Avec toujours cette question propre à chacun : sommes-nous si différents ?
Que l'on soit laïc ou religieux, chacun s'interroge, expérimente à sa manière, étudie les comportement amoureux afin de percer les mystères de la reproduction, du plaisir, de l'orgasme...
Florent Veniel (éditions La Muse)
13:27 Publié dans Reconstitution | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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